"Le Réseau Epidémiologique et Information en Néphrologie (REIN) est un système d’information d’intérêt commun aux malades et aux professionnels de santé et plus largement aux acteurs, décideurs et institutions concernés par les problématiques que soulèvent les traitements de suppléance de l’insuffisance rénale chronique dans le champ de la santé publique" .  Agence de la biomédecine (ABM)

 Site de l'agence de la biomédecine

 

Le réseau, pourquoi ?

La maladie rénale chronique est une priorité de santé publique qui touche près de 10 % de la population française adulte et concernerait près de 3 millions de personnes.

Le recueil de données du registre REIN créé par l’agence de la biomédecine a débuté en 2002.

L'objectif est de donner une image suffisamment précise de l’activité néphrologique de chaque région pour enrichir notre connaissance de l’insuffisance rénale et mieux adapter la prise en charge des malades. Les efforts déployés pour enregistrer, valider et analyser les données du registre se maintiennent depuis maintenant 10 ans.

La finalité est :

  •        Contribuer à l’élaboration et à l’évaluation de stratégies sanitaires visant à améliorer la prévention et la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique terminale et favoriser la recherche clinique et épidémiologique dans ce domaine.
  •          Valoriser l’activité des équipes
  •          Fournir des tableaux de bords qui puissent servir aux professionnels

En Martinique :

Le registre a officiellement été lancé en janvier 2011.

La saisie des premiers dossiers a débuté en mars 2011.

 

A noter : L'insuffisance rénale chronique (IRC) se définit par l'atteinte progressive et définitive des fonctions rénales exocrines (épuration et élimination) et endocrines (secrétions hormonales).

On parlera d'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT), lorsque la destruction glomérulaire est telle, que le recours à un traitement de suppléance (dialyse ou transplantation) est nécessaire pour pallier aux reins défaillants :

  • L'hémodialyse consiste à éliminer les déchets toxiques et la surcharge en eau de l'organisme en filtrant le sang. L'épuration du sang se fait par l'intermédiaire d'un rein artificiel, encore appelé dialyseur qui fait office de filtre et d'un liquide de dialyse (dialysat).
  • La dialyse péritonéale utilise le péritoine comme surface d'échange. Le péritoine est une membrane semi-perméable fine, riche en vaisseaux sanguins. Elle tapisse la cavité abdominale et enveloppe les organes formant ainsi un espace virtuel appelé cavité péritonéale. C'est au travers de ce filtre "naturel" que diffuseront les déchets et l'eau en excès contenus dans le sang vers une solution de dialyse (appelée dialysat) introduite par l'intermédiaire d'un cathéter de dialyse dans la cavité péritonéale.
  •  Enfin, La transplantation rénale, ou greffe de rein est une intervention chirurgicale consistant à remplacer un rein défectueux par un rein sain, prélevé sur un donneur.

En Martinique sont pratiquées :

  •     l’hémodialyse en centre (CHU Martinique, site Mangot Vulcin – Le Lamentin, établissement STEER – Fort de France, établissement ETEER – Le Marin),
  •     en unité de dialyse médicalisée (CHU Martinique, site hôpital du bourg – Le Lamentin)
  •     et en unité d’autodialyse assistée (Association de traitement de l’Insuffisance Rénale – ATIR – Rivière Salée [siège]) ;
  •  ainsi que la dialyse péritonéale continue ambulatoire initiée en hospitalisation en service de néphrologie (CHU Martinique, site Mangot Vulcin) qui se poursuit ensuite à domicile.

 

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